fantômes du passé

Les nuits d'insomnies vers trois heures du matin, c'est l'heure des trois fantômes du passé. Il y a le fantôme des occasions manquées et des illusions perdues, celui des paroles et des actes dont on a honte et enfin celui des humiliations subies.

Contrairement à Scrooge dans Un Conte de Noël de Dickens, on ne se réveille pas un meilleur homme après la visite de ces trois fantômes. 

ménage

J'ai fait du ménage sur Twitter. À part les anciens et les vrais amis, j'ai viré tous les comptes français. Je devrais ainsi être beaucoup plus serein quand je lis ma timeline, étant donné que les polémiques américaines me remuent beaucoup moins que les misères françaises. Je sais, c'est bizarre, mais c'est comme ça.

goûts musicaux

On peut dire qu'en matière de musique, j'ai vraiment très mauvais goût. Je ne sais pas ce qui a manqué dans mon éducation musicale pour que j'aie plaisir et réconfort à écouter ce qu'on appelle la musique populaire américaine, c’est-à-dire les genres Country, Americana, Folk, Bluegrass et tous leurs dérivés, ainsi que le Blues bien sûr. À ces genres, il faut bien sûr ajouter ce qu'on appelle le Pop/Rock des années 70, personnalisé par les Bob Dylan, Bruce Springsteen et autres Fleetwood Mac... Bien entendu je ne fais pas la fine bouche sur quelques producteurs de chefs-d’œuvres (du moins ce que je considère comme des chefs-d’œuvre) comme Frank Sinatra, George Gershwin, les crooners et le “musical” de Broadway, les musiques (Blues, Funk, Zydeco, Cajun) de la Nouvelle-Orléans comprises — et j'en oublie plein d'autres que j'écoute avec plaisir.

Il est probable que l'américanophilie dont je suis affecté me pousse à apprécier ces genres musicaux entre tous, au point de préférer le rock américain à l'anglais. J'ai toujours un peu honte à avouer que j'aime ces genres musicaux, surtout dans certains milieux intellectuels (que d'ailleurs je ne fréquente plus, comme ça, c'est réglé), mais aussi quand je suis en présence de véritables amateurs de musique. Je sens bien que j'ai des goûts de chiottes.

soyons positifs

Je m'apprêtais encore à écrire un billet courroucé contre la bêtise et la jalousie des gens et puis j'ai arrêté et effacé mon texte, persuadé que ce n'était qu'une énième affirmation de ma misanthropie et que ça n'avait d’intérêt que pour moi, celui de sortir ce que j'avais de plus en plus sur le cœur et qui n'était peut-être pas plus vrai que l'opinion contraire. Inutile et négatif, donc. Penser à autre chose.

s'échapper

Quelques fois, après dix-neuf heures, il m'arrive de braver le couvre-feu et de descendre rendre visite à la rivière, à 50 mètres de chez moi. Juste ça, une visite de courtoisie de 5 minutes. Et ça fait du bien au moral.

immonde

Je me lamente à longueur de temps sur l'état d'esprit de mes contemporains. Je ne peux plus les voir en peinture, mais je continue avec perversité à aller voir leurs conneries et leur haine brute, leur mauvaise foi sur Twitter. À chaque fois ça me met en colère ou ça m'afflige et je me dis avec culpabilité que je perds mon temps et que ça va finir par me filer un ulcère, mais j'y retourne, c'est un peu comme une drogue.

Prenez cette histoire de ministres participants à des bombances de luxe dans des restaurants clandestins. À ma connaissance il n'y a aucun ministre pris en flagrant délit, ni même aucun ministre dont il est prouvé qu'il a participé à un de ces festins. Mais à peine la rumeur a-t-elle été lancée qu'un grand nombre de gens la prend pour une réalité et la dénonce en la re-twittant, comme si c'était une vérité. Le dénonciateur se rétracte, mais le mal est fait : un mytho sort n'importe quelle connerie, elle est prise au sérieux par tous ceux qui y voient la confirmation de leur méfiance et de leur rage.

Comment peut-on vivre dans un monde pareil ? En coupant Twitter pardi ! A-t-on vraiment besoin de Twitter ? Non, la plupart du temps on s'en passe très bien et même ça fait gagner du temps (qu'on peut utiliser à écrire par exemple).