débuts difficiles

 Ça fait maintenant un mois que je suis à la retraite et je n'ai pas encore trouvé une vraie occupation, ça commence à être ennuyeux. Bien sûr le Covid-19 y est pour quelque chose. Difficile de faire des projets (de voyage, par exemple) quand on ne sait pas quand on pourra les réaliser et même si on pourra les réaliser un jour. Pas facile de s'impliquer dans une activité car tout est fermé, tout ou presque est stoppé. Pas simple de faire des activités physiques en groupe comme la randonnée, le yoga, car là aussi tout est à l'arrêt (sans compter que mes lieux de balades préférés sont inaccessibles car inondés et que ça ne sera pas demain que mes chemins seront praticables). Bibliothèques et musées sont fermés ou au ralenti. Pas de spectacle, peu d'activités culturelles. On est en hiver et avec un couvre-feu à 18 heures, donc les possibilités de sorties sont limités, tout comme, en respectant les "gestes barrières", celles de socialisation. Avec ça la fatigue pandémique incite plutôt à se renfermer sur soi-même, chez soi. Je rêvais d'être à la retraite pour faire ce que je voulais quand j'en avais envie, sans avoir à prendre des congés ou attendre le weekend, je suis désormais à la retraite, mais bien moins libre que je le prévoyais. Je ne reste pas inactif, mais je sors peu, je fais peu d'activités physiques, je lis beaucoup, mais je ne retiens pas grand-chose et c'est frustrant. Je m'agace un peu trop avec les réseaux sociaux. Le couvre-feu est moins contraignant qu'un confinement, certes, mais il est très contraignant quand-même surtout pour moi qui suis du soir.

 Vivement que le printemps arrive, que le couvre-feu soit levé, qu'on soit vaccinés, que les cafés rouvrent et qu'on puisse reprendre une vie normale.