liberté


(canoës et famille à Lake Somerville, Texas)

Nous sommes bien peu libres en fait, conditionnés que nous sommes par nos gènes, notre condition biologique et par la socio-culture dans laquelle nous vivons et dont nous sommes imprégnés. Mais être libre c'est peut-être prendre conscience de ces déterminismes et les dépasser.

En fait les hommes ont une façon un peu comique de couvrir de grands mots, de mettre de la spiritualité partout, de chercher des alibis à des réactions électro-chimiques et hormonales parfaitement naturelles. L'amour maternel est-il plus qu'une giclée d'hormones? Nos grands élans sentimentaux sont-ils plus que dopamine et neuro-transmetteurs flashant dans nos synapses? La nécessité qu'éprouvent les Hommes à se mettre en couple et à avoir des enfants est-elle autre chose que l'instinct de répandre ses gènes et de se conformer aux dictats de la socio-culture qui voit d'un mauvais oeil le fait d'être seul (parce qu'on ne participe pas à la propagation ni au maintien de l'espèce)? Où est ta liberté là-dedans petit homme? Et puis ne croit pas que c'est un acte audacieux de liberté de rester célibataire et chaste, hein ! C'est à cause de tes gènes et de tes conditionnements, de ton inconscient et de tes affects dont tu es si peu responsable...

5 commentaires:

Sylvain Ruaud a dit…

Pourrais-tu expliquer un peu comment nous sommes conditionnés par nos gènes ? J'ai des doutes...

Cardgrrl a dit…

As you may recall, I have a great suspicion of The Argument from Nature (no matter what the substance of the claim).

Our idea of "Nature" changes all the time. And while it is good to be skeptical of the scope of Free Will, it is probably a better fiction than some of the claims people make about biology, which can be tremendously damaging to both individuals and society.

We are, or can be, agents, and I think we are all better off the more we own that role. While it is wise to be modest about our own role in our successes, it is dangerous not to take some responsibility for our faults.

Just my $.02. And of course I spent WAY too much time as a radical libertarian in college.

R J Keefe a dit…

But even if our desires are destined by our conditioning, genes, hormones, &c &c, there is no exchanging them, sadly, for other, better desires.

I think that's what Voltaire meant by cultivating one's garden: il faut faire le mieux de ses propres désirs. Mais jamais de les refuser.

R J Keefe a dit…

Pardon: les nier! (pas "refuser" donc!)

Jean Ruaud a dit…

je me posais la question, hein, je ne crois pas y avoir répondu. Moi aussi je me demande quel est la part de déterminisme en génétique, mais je suis sûr qu'il y en a une grande part. Cependant l'argument de la nature ne doit pas être une excuse pour nos actes non plus. Vaste problème.
Je crois qu'il faut accepter notre condition et faire de son mieux avec.