sous le pont d'Arcueil

Des nouvelles de Houston : Y. m’a appelé au téléphone il y a deux heures pour me dire qu’ils étaient tous les cinq sains et saufs. La maison n’a pas subi de gros dégâts, un arbre est tombé sur le toit puis a roulé du toit dans le jardin. Il paraît que dehors il y beaucoup de choses de cassées et des débris partout : poteaux électriques, arbres, panneaux, etc. Ils n’ont plus d’électricité et ne savent pas quand ça va re-fonctionner. Quand on a vu comment étaient fichues les installations électriques aux USA on ne peut s’étonner de les voir s’effondrer au premier coup de vent, à fortiori un ouragan de catégorie 2.

Donc cette après-midi je suis allé aider une autre partie de ma (pléthorique) famille a retaper la maison qu’ils viennent d’acheter à Cachan. Il s’agit dans un premier temps de décoller les papiers peints sales et hideux qui couvrent les murs. J’ai pris le train à la Gare du Nord, en passant chez Paul sur la mezzanine de la Gare souterraine pour avaler un sandwich sans goût et une tarte au citron. Dans le train j’étais assis près d’un couple de quarantenaires, lui parlait très fort mais, le nez dans mon livre, je n’ai pas fait attention à ce qu’il disait. Et puis tout d’un coup je me suis rendu compte qu’il ne parlait plus, je me tourne et je les vois qui s’embrassent passionnément, enlacés, sur le siège de l’autre coté, par rapport à moi, de l’allée centrale, si passionnément d’ailleurs que je me suis demandé s’ils n’allaient pas passer à l’acte, là, sur la banquette du RER. C’était invraisemblable. Fort heureusement j’arrivais à Arcueil - Cachan et je les ai laissé à leur intimité. J’aime bien Cachan, c’est une banlieue banale mais traversée par un aqueduc immense, le fameux (?) pont d’Arcueil. C’est vrai qu’il est beau cet ouvrage d’art et admirable, il enjambe gracieusement la vallée de la Bièvre. Nous avons bien travaillé, enlever la tapisserie est assez plaisant, je trouve, c’est du saccage utile assez jubilatoire et, comme ça ne sollicite pas trop l’attention, ça permet de penser à autre chose en travaillant et de rêvasser. Moi qui répugne aux travaux manuels j’ai passé une bonne après midi.

2 commentaires:

Territoires Poétiques a dit…

ah le potentiel érotique des transports...en commun

bon je ne peux plus mettre un message sans être blogger...

Jean Ruaud a dit…

réparé :)
je laisse tomber disqus, ça ne marche pas très bien et c'est superfétatoire