Caucase


C'est un peu le bazar !

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Pour les autorités de Tbilissi, il est primordial de faire cesser l'opacité qui règne dans ces "républiques autoproclamées", devenues de véritables havres de contrebande et de trafics. Récemment, les Géorgiens se sont mis à soutenir un ancien représentant du pouvoir ossète qui leur a fait allégeance. Il s'agit de Dmitri Sanakoev, un ancien indépendantiste qui après avoir pris les armes contre Tbilissi en 1990, a rejoint ses ennemis d'hier.

En revanche le "président" ossète actuel, Edouard Kokoïty, n'a pas le même profil. Alors que la guerre faisait rage à la fin des années 1990, il dirigeait à Saint-Pétersbourg le juteux commerce des casinos. "Où sont les séparatistes ?", interrogeait récemment la commentatrice russe Ioulia Latynina sur les ondes de Radio Liberty.

Jugez plutôt : le chef du KGB ossète Anatoli Baranov occupait jadis la même fonction mais en Russie (dans la région autonome de Mordovie). Pareil pour le ministre de l'intérieur, Mikhaïl Mindzaev, en fonction autrefois en Ossétie du Nord (Russie). Quant au ministre ossète de la défense, Vassili Lounev, il a fait ses armes comme commissaire militaire à Perm, dans l'Oural. Et pour finir, Anatoli Barankevitch, le secrétaire du conseil de sécurité local, a fait sa carrière militaire à Krasnodar (Russie).

"L'Ossétie du Sud n'est ni un pays, ni un régime. C'est une société mixte qui s'est constituée entre des généraux russes et des bandits ossètes pour faire de l'argent sur fond du conflit avec la Géorgie", avance Ioulia Latynina. Le pire, selon elle, est que cette association "n'a pas de buts stratégiques".

Le Monde : Ossétie du Sud : un confetti de l'empire devenu une enclave séparatiste pro-russe en Géorgie