vertical

phdj_20022008
Rue de Jessaint (18ème)

Nouvelle journée d'art oratoire. L'attitude, le regard, la voix. On a travaillé tout ça. Je comprends mieux pourquoi, dans le bouddhisme zen par exemple, on insiste sur la posture, qu'il faut qu'elle soit parfaite, qu'on soit bien droit, vertical, la tête tenue par un fil invisible qui part du chef vers le ciel, même si c'est peu naturel et même si c'est douloureux (au début) et même si on pense qu'une discipline spirituelle ne concerne que l'esprit, à priori. Le zen et la psychomotricité enseignent que l'esprit n'est pas séparé du corps. Quand on est déséquilibré du corps on l'est aussi dans sa pensée. Il suffit de voir les gens qui hésitent, qui cherchent leurs mots, à ces moments là, s'ils sont debout, ils se balancent d'un pied sur l'autre, ils cherchent leur équilibre. Et puis l'allure aussi. Etre vertical, un peu cambré, ça a de l'allure, on le sait, on le voit, ça permet aussi de libérer la voix, la colonne d'air, ça porte plus loin. Et la voix du fond du palais est tellement plus belle, plus ronde, plus ample que la voix nasillarde de celui qui parle avec ses fosses nasales, comme la plupart d'entre-nous. Cette journée était passionnante, j'en suis sorti enrichi et avec l'envie de faire du théâtre...

Et je suis revenu à pied, toujours espanté par cet immeuble sur la corde raide, à la Goutte D'Or.

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