contradictions

Il faut lire absolument cette chronique de Christian Salmon sur les élections américaines, dans Le Monde. C'est à la fois très intelligent et très bien écrit. L'auteur de Storytelling y déconstruit l'histoire des élections présidentielles, l'histoire que chacun raconte à ses électeurs et l'histoire qu'ils sont sensés croire.

Tout ça me fait penser que la chute du Souverain dans les sondages de popularité est peut-être liée au fait qu'il a essayé de nous raconter deux histoires à la fois : la bonne vieille histoire de Henri Guaino du petit qui y arrive à force de travail et l'histoire du tout puissant amoureux du top-model. Ces deux histoire se sont télescopées en quelque sorte. Et puis Sarkozy n'a cessé, depuis qu'il est élu, d'afficher une vie luxueuse, entouré de peoples, clinquante, auto-satisfaite, tout en déclarant que les caisses étaient vides et qu'il n'y pouvait rien. Tout cela est en complète contradiction avec l'histoire qu'il raconte sous l'inspiration de Guaino. Le raconteur perd de sa crédibilité. D'où sa chute.

7 commentaires:

Anonyme a dit…

voyons voyons, serions nous roulés dans la farine par ceux qui nous gouvernent, serions nous des petits chats qui n'ont pas encore ouvert les yeux et à qui on fait croire des balivernes?
faut dire que le souverain francais ne cache pas assez son jeu, peut-être est-il tout simplement bête finalement

Jean Ruaud a dit…

Il est certain qu'on nous raconte des histoires, et que nous aimons ça. Sarkozy n'est pas le seul, Ségolène nous a raconté aussi une histoire, celle de la femme seule contre tous ces hommes, celle de la mère nourricière et protectrice. L'histoire de Sarkozy était meilleure ou mieux racontée.

Anonyme a dit…

ah ça r'commence!
sauf que l'histoire de sego était vraie, et celle que tu dis mieux racontée était complètement bidonnée, mais je sais par longue expérience dans ce domaine que les gens n'aiment pas la vérité, comme tu le dis les gens aiment bien qu'on leur raconte des histoires... la preuve! Sego aurait mieux fait de raconter des balivernes, c'est ce qui marche le mieux quand on veut gagner, partout et surtout en politique, mais justement elle n'a pas voulu, ni pu entrer dans ce jeu pervers
(nb: une femme à quelques exceptions près JR est nourricière et protectrice, et seule contre les hommes, arrête de continuer à te masquer les yeux, tu me fais peine)

Jean Ruaud a dit…

rose, tu me fais peine aussi à défendre l'indéfendable... :-P

Anonyme a dit…

oui mais qu'est-ce que tu veux, c'est un combat de femme...qu'il faut menser jusqu'au bout, pour que peut-être un jour ça change
oh je sais je me fais des illusions, la preuve, c'est pas près de changer!
tu sais je les connais bien les politiques, j'ai passé mon temps à leur torcher des discours de femme qu'ils disaient avec leur voix d'homme, c'était du temps où les femmes n'avaient pas droit à la parole, ou si peu
je connais tous leurs tours de passe-passe
maintenant je connais des femmes en politique, et je peux t'assurer que la plupart n'ont besoin de personne pour torcher leurs discours, qu'elles ne font pas de compromis, qu'elles percent des abcès, qu'elles disent des vérités, et qu'à ce titre, elles se font tuer parce qu'en politique, la vérité c'est le pouvoir, et qui revient toujours aux mêmes, aux hommes
ils s'arrangent bien entre eux de gauche à droite d'ailleurs
tout ce que tu pourras dire sur le sujet ne résistera pas à cette évidence

Jean Ruaud a dit…

Mais je suis d'accord avec toi, Rose, toutefois je n'y suis plus quand tu défends par principe Ségolène. J'aime les femmes et je préfère les fréquenter aux hommes qui m'agacent ou me dégoutent bien souvent. Je trouve les comportements machistes parfaitement odieux et pas qu'un peu ridicules. Je suis à fond pour l'égalité homme-femme et je sais bien que nous avons encore du chemin à faire.

Anonyme a dit…

oui oh euh c'est pas moi qui avais parlé de sego, note, hein!