tempête

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Je l'attendais, elle a finie par arriver, depuis un quart d'heure environ elle commence à secouer mes fenêtres. Le temps qui était plutôt ensoleillé jusqu'à maintenant s'est mis au gris. La Forteresse de Solitude est située en plein vent, au onzième étage d'un immeuble orienté à l'Ouest. J'ai fini par aimer le vent atlantique, ce vent qui vient de l'océan et qui me rappelle la Bretagne, la maison de Kereven et ses murs épais faits pour résister aux plus fortes tempêtes qui ne cessent de la harceler, l'hiver. Le vent me rappelle ces nuits de Kereven où, bien au chaud sous la couette dans ma mezzanine, j'écoute les coups du vent contre les murs de granit. Evidement la Forteresse n'est pas de granit habillée mais de béton plus ou moins armé, et ses larges fenêtres ne sont pas faites pour résister aux grands vents. Celui-ci s'infiltre dans les interstices, les espaces entre les fenêtres, en sifflant. Il fait claquer les portes et les volets, parfois il casse quand il est très violent. Je le crains un peu mais je l'aime aussi, grand vent du large qui vient jusqu'ici.

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