La maison sur la dune



La maison était construite sur la dune. Il y avait une grande terrasse avec de grandes baies vitrées et vue sur la mer. Comme la dune reculait tout le temps ou menaçait même de disparaître complètement, les C. avaient planté sur le terrain devant la maison des plantes pour accrocher le sable et stabiliser la dune, c'était efficace. Ces plantes, épineuses et denses, avaient rendu le terrain impénétrable (le terrain et ses plantes étaient destinées aussi à protéger la maison des intrus et des gêneurs). Il y avait du sable partout, devant, derrière la maison, et des pins à moitié ensevelis dans ces dunes qui n’arrêtaient pas de changer d'aspect ou de place d'un été à l'autre. Les enfants vivaient pieds nus et en maillot de bain, tout le temps, avec une chemisette. Quand il faisait frais ils mettaient un pull léger par dessus leurs chemisettes et leur plus grande concession à l'élégance ou à la pudeur était le port d'un short et de nu-pieds. Il y avait au sous-sol un grand garage et une table de ping-pong et un atelier de bricolage plein d'outils. On pouvait lire des bandes dessinées (il y en avait plein) et boire du Fanta ou du coca à volonté. C'était un paradis.  

Violence légitime

Mes deux centimes sur certains événements récents.

Le Procureur général François Molins a dit un jour : « Une violence commise contre un policier et une violence commise par un policier ne peuvent pas être mis sur le même plan. Toute violence commise contre un policier est par nature illégitime. Une violence commise par un policier n'est pas forcément illégitime... elle peut même être légitime si elle est nécessaire à la mission de paix et d'ordre public, ou pour interpeller un délinquant. Elle ne devient illégitime que si elle n'est pas proportionnée ». 

L'Etat possède le monopole du maintien de l'ordre public ou du rétablissement de l'ordre public, c'est donc l'Etat qui détient le monopole de la violence légitime. Donc si l'Etat délègue le maintien ou le rétablissement de l'ordre public à la police celle-ci devient détenteur du monopole de la violence légitime. Dans une démocratie, la légitimité de cette violence est fondée sur la conformité au droit et à l'équité, elle-même définie par la raison, le bon sens, la justesse et la mesure, en deux mots il faut donc que cette violence soit légale et proportionnée. Ce sont les limites à l'intérieur desquelles s'exerce la violence légitime. Qui juge de cette légalité et de cette proportionnalité ? La Justice et personne d'autre. Et surtout pas les participants à une manifestation ou les délinquants eux-mêmes.

Si on considère que les manifestants ou les délinquants et les policiers sont à armes égales, c'est à dire que les uns et les autres sont légitimes à employer la violence pour parvenir à leurs fins, c'est la porte ouverte à la guerre civile ou à la guerre des gangs (la police étant considérée comme un gang comme un autre).

Lorsque survient une arrestation, la personne arrêtée subit une contrainte physique qui peut être importante et spectaculaire selon le degré de résistance de la personne arrêtée à la contrainte physique, ou selon le contexte de l'arrestation. De même lorsque des personnes commettent des exactions contre les policiers ou du vandalisme ou encore refusent de se disperser lorsque l'ordre au nom de la loi leur en est donné, la police peut exercer un certain degré de violence à leur encontre, par des armes non-létales en général ou par une contrainte physique. Jamais cette réponse policière ne doit être disproportionnée par rapport à la gravité de l'infraction commise. Toutefois dans certaines circonstances cette proportionnalité peut-être difficile à apprécier par les policiers. Il faudra donc dans certains cas que la justice examine l'ensemble des faits et des circonstances. 

Il est donc imprudent et malsain de se baser sur des images forcément partielles et vues avec du recul par rapport à l'événement. Et ce, dans les deux sens.

Cas de George Floyd : infliger des sévices tels qu'ils entraînent la mort d'une personne arrêtée pour une infraction (quelle qu'elle soit) est évidemment disproportionné, illégal et illégitime.

Cas de l'infirmière de l'esplanade des Invalides : la contrainte exercée sur cette femme ne me semble pas disproportionnée vu les infractions qu'elle a commis avant et surtout vu le contexte et sa résistance à l'arrestation, mais je ne suis pas un bon juge de cette proportionnalité et personne d'autre ne devrait l'être. L'arrestation ne me semble pas illégale. En tout cas aucune justification ne peut être trouvée aux actes (même s'ils sont mineurs) de violence qu'elle a commis envers les FDO car ils sont forcément illégitimes. La Justice aura à se prononcer.

Cas du jeune qui force un barrage ou échappe à un contrôle avec un véhicule volé et a un accident mortel en cherchant à fuir la police : pas d’ambiguïté ici, la police n'a exercé aucune violence illégitime, agissait dans le cadre de la loi et n'a pas directement causé la mort.

Ma vie palpitante

¶ Oh que je déteste Paris ! Je suis tellement content de ne plus y habiter et de rentrer le soir à Angers. Et content aussi de n'avoir plus que six mois à aller dans cette ville pour y travailler. Aujourd'hui j'ai fait la lettre de demande de bénéfice de mes droits à la retraite. Le sort en est jeté. Le quatre janvier prochain je serai retraité des chemins de fer ! Je ne regrette absolument pas et je pars avec joie. J'ai travaillé 38 ans dans cette boite et j'en ai vu des vertes et des pas mûres. Il est temps de tirer un trait, je suis serein pour l'avenir.

¶ En ces temps de pandémie et jusqu'au mois de septembre je suis tenu d'être présent au bureau un jour par semaine. Le reste de la semaine je suis en télétravail. En fait le mercredi je suis aussi en télétravail mais au bureau ! Les réunions se font avec TEAMS, de toute façon il n'y a que 30% des effectifs à la fois dans les bureaux et je suis seul dans le mien où l'on est quatre en temps normal ! C'est une situation absurde. Je me tape 600 kilomètres et trois heures de TGV (aller-retour) (et le métro) pour ne rien faire de plus ou de mieux que ce je peux faire à la maison. Mais cette journée n'est tout de même pas tout à fait inutile et désagréable puisque je retrouve mes copains gendarmes (et accessoirement le propriétaire de mon appartement à Angers) et nous déjeunons ensemble.

¶ En 2017 j'ai fait la commande d'un chéquier à ma banque, ce chéquier ne m'est jamais parvenu ou bien (Paris, 18ème !) a été volé dans ma boite aux lettres ! J'ai fait immédiatement opposition (en 2017) sur tous les chèques du chéquier en question. La semaine dernière ma banquière m'avise que deux chèques, l'un pour un montant astronomique, ont été déposés pour être encaissés. Je n'ai pas de soucis, les chèques sont en opposition. Mais pour être tranquille j'ai porté plainte auprès du procureur de la République d'Angers.

¶ Peu de monde dans le train et tous masqués (le contrôleur, pardons, l'Agent Commercial Train (ACT) y veille !) et les voyageurs sont prévenus qu'ils risquent une amende de 135 € s'ils ne portent pas un masque. J'ai remarqué un port du masque assidu dans le métro, ce qui tranche avec le Tram d'Angers où c'est plus relâché. Par contre dans la rue parisienne le masque c'est l'exception (comme à Angers).

La crise sanitaire est-elle terminée ?

Depuis le début de cette crise sanitaire je lis énormément de choses sur l'épidémie de Covid 19, ce qui permet de me faire une idée, qui vaut ce qu'elle vaut (je ne suis ni médecin ni épidémiologiste) et qu'il faut prendre uniquement pour ce qu'elle est : l'opinion informée d'un amateur et citoyen comme les autres. 

Je pense (mais je me trompe peut-être) que cette épidémie n'est pas terminée et qu'elle est loin d'être terminée. Donc retourner aux comportements qui avaient cours avant l'épidémie me semble être exclu. On voit en France tous les jours apparaître des foyers de contamination. Dans plusieurs pays, comme la Chine, on voit réapparaitre la circulation rapide du virus. De nombreux pays de l'hémisphère sud voient le virus faire des ravages. Aux Etats-Unis le virus réapparaît dans les Etats qui soit avaient déconfiné trop tôt soit n'avaient pas été touchés ou à peine jusqu'à maintenant.

En France nous déconfinons à pas prudents mais déterminés.

J'observe que presque plus personne n'applique les fameux gestes barrières et ne porte plus de masque en public et en particulier dans les lieux clos. Les gens se sentent libérés et ont de moins en moins peur du virus. Je trouve ça très inquiétant.

Je comprends que le gouvernement veuille rouvrir le pays et même accélérer cette ouverture et j'approuve cette politique dans la mesure où le port du masque est respecté, que les gestes barrières et la distanciation sociale sont appliquées. Or je pense que ce n'est pas le cas ou pas partout.

Le SARS-Cov 2 est encore mystérieux. On entrevoie seulement comment ils se répand. On ne saisit pas encore complètement ce qu'il fait aux organes. On ne sait pas encore, bien qu'on commence à avoir une idée, si avoir eu la COVID immunise contre et surtout pendant combien de temps. 

Sur l'éventuel vaccin on ne sait pas combien de temps il nous immunisera. Il est possible qu'on ait a se faire vacciner tous les six mois ou tous les ans. J'apprends avec effarement qu'un Français sur quatre refuserait de se faire vacciner. J'avoue que ça me dépasse ! Si seulement trois Français sur quatre est vacciné qu'en est-il de l'immunité de groupe ?

En ce qui me concerne j'appliquerai les mesures suivantes jusqu'à nouvel ordre :
- port du masque dans tous les lieux publics et les transports,
- je ne fréquenterai aucun lieu où il y a du monde à touche-touche, sauf en dehors des heures de pointe ou en terrasse. Ces lieux étant : les cinémas, les bistrots, les restaurants, les salles de spectacles, les musées et expositions,
- respect des gestes barrières et de la distanciation sociale dans les lieux publics,
- en ce qui concerne le bureau, ça ne pose pas de problèmes pour le moment, je n'y suis présent qu'une fois par semaine et les consignes (respectées) sont telles que ça ne risque quasiment rien (sauf si le virus est radio-actif, oui on en est presque là !).

Masques

Le port du masque chirurgical ou en tissu est devenu l'exception ici à Angers, même à l'intérieur des magasins. Je reste donc cette exception et je mets mon masque avec encore plus d'ostentation qu'il y a une semaine. Et voir tous ces gens sans masques dans les allées du SuperU me donne des envies de distribution de baffes. Il y a encore un mois ils se plaignaient du manque de masques, maintenant qu'il y en a partout en vente ils ne les portent pas.  Quant aux mesures barrières et de distanciation sociale c'est complètement oublié. Je souhaitais que le masque en public soit obligatoire dès qu'on se sent un peu enchifrené et que les bises et serrages de mains soient oubliés (je serais prêt à les remplacer par la courbette à la nippone), je crois que je peux toujours me brosser

Des idées

"Je n'ai pas beaucoup d'idées, en tout cas pas régulièrement. Je n'ai pas énormément d'imagination non plus. Je rechigne encore davantage à théoriser, et c'est souvent un fiasco." Ces mots de Florence Aubenas s'appliquent à moi sans aucune nuance.

J'admire les gens qui ont des choses intelligentes à dire sur tout ce qui se passe dans le monde. J'admire ceux qui peuvent soutenir une conversation par écrit (par exemple sur Facebook) en argumentant honnêtement sur un sujet donné, moi j'en suis incapable la plupart du temps. Je connais beaucoup de choses sur quelques sujets (en général obscurs et qui n'intéressent personne), sur le reste j'ai une bonne culture générale mais très superficielle. Je suis trop émotif quand je discute avec quelqu'un qui est de mauvaise foi, ça me fait sortir rapidement de mes gonds. Je n'ai pas de valeurs bien ancrées et je déteste le dogmatisme. Mes opinions sont bien souvent à géométrie variable et comme telles, j'hésite à les coucher par écrit car une fois écrites et publiées elles me semblent gravées dans le marbre. Je ne vois aucun intérêt à répéter ce que tout le monde sait déjà et j'ai rarement des idées originales qui valent la peine d'être exprimées. Mon imagination est défaillante (sauf dans mes rêves). Il faut bien le dire, la plupart du temps je me range à l'avis général ou du moins à celui des gens en qui j'ai confiance sur le plan des idées. Je suis désespérément modéré voire tiède, j'ai horreur du dogmatisme et de la radicalité, je me méfie des idéologies.

Je suis donc un mauvais blogueur d'opinion, bien que j'aie essayé plusieurs fois de l'être : échec la plupart du temps. Il vaut beaucoup mieux pour moi que je m'en tienne à relayer la pensée des meilleurs que moi et que je ne parle que de ce qui m'est un peu personnel ou de mon expérience de certaines choses comme la musique, les livres, les lieux qui me tiennent à cœur, et toutes ces sortes de choses.

Raoult

J’ai regardé l’interview de Didier Raoult par David Pujadas, hier, sur LCI.

Ce type (Raoult) est imbu de lui-même à un point inouï. C’est le typique alpha-mâle qui ne supporte pas qu’on mette son autorité en doute et qui écrase ses contradicteurs plutôt qu’user d’arguments. Il m’est extrêmement antipathique, ayant eu à faire dans ma vie à beaucoup de gens comme lui, je peux dire que ce genre de personne est à fuir. Il est clair qu’il est très intelligent et qu’il connait parfaitement son sujet, mais ce qui ne va pas chez lui, comme pour beaucoup de gens dans son genre, c’est un problème de caractère, pas de capacités cognitives. Une pathologie de l’intelligence émotionnelle. Son ton condescendant à l’extrême envers David Pujadas, n’hésitant pas à le faire passer pour un débile, m’a gêné pour Pujadas et à travers celui-ci pour les auditeurs de cette interview. Mais David Pujadas est resté calme (et mielleux) jusqu’au bout, et il a eu raison, car le comportement désagréable de Raoult a montré sa vraie nature.

Crash de Karachi

On en sait un peu plus sur l'accident du A320 de la PIA à Karachi. Il semble que les pilotes auraient essayé de se poser sans déployer le train d’atterrissage (mais ils n'ont pas signalé qu'ils avaient un problème avec leur train donc oubli ?). Les moteurs de l'avion auraient raclé le sol de la piste (ainsi qu'en témoigne les traces noires observées sous les capots moteurs et les traces de frottement sur la piste) avant que les pilotes n'engagent un go-around  — c'est à dire : remettent les gaz pour reprendre de l'altitude. Cet incident aurait endommagé le réservoir d'huile moteur et les pompes à kérosène d'où la panne simultanée des deux moteurs.  

Par ailleurs les pilotes semblaient quelque peu distraits avant la première tentative atterrissage, n’exécutant pas deux ordres du contrôle aérien de changer d'altitude. Ainsi à 14h30, l'avion se trouvait à 15 miles nautiques de Karachi, volant à une altitude de 10 000 pieds au-dessus du sol au lieu de 7 000 lorsque le contrôle aérien a donné son premier avertissement au pilote pour qu'il baisse l'altitude de l'avion. Au lieu d'abaisser l'altitude de l'avion, le pilote a répondu qu'"il était satisfait". Alors qu'il ne restait plus que 10 miles nautiques jusqu'à l'aéroport de Karachi, l'avion était à une altitude de 7 000 pieds au lieu de 3 000 pieds. Le contrôle du trafic aérien a donné un second avertissement au pilote pour qu'il abaisse l'altitude de l'avion. Cependant, le pilote a répondu à nouveau en déclarant qu'il était satisfait et qu'il gérait la situation, puis en disant qu'il était prêt à atterrir.

Connais-tu bien Bill Gates ?

Au fait, si Bill Gates voulait vous suivre, pensez-vous vraiment qu'il utiliserait quelque chose d'aussi primitif que des puces électroniques ? Allons donc ! Les micropuces sont pour les chats de compagnie. Il utiliserait des nanobots dans le vaccin, ce qui lui permettrait de contrôler votre esprit ainsi que de suivre chacun de vos mouvements (et cerise sur le gâteau, vous serez capable de donner des ordres à Cortana de Windows rien qu'en y pensant). Elon Musk ? Est-ce que vous croyez que les mini-satellites Starlinks sont envoyés en orbite pour des prunes ?
(Un peu piqué à Kevin Drum)

Crash d'un A320 de la PIA

Un airbus A320 de la compagnie Pakistan international Airlines (PIA) s'est écrasé dans un quartier résidentiel de Karachi, la capitale du Pakistan. L'accident s'est produit à proximité de de l'aéroport international Jinnah de Karachi. Il y avait 99 passagers et huit membres d'équipage. Le vol PK 8303 était en provenance de Lahore la deuxième ville du pays.

L'avion a dû faire demi-tour en première approche à cause de problèmes de train d'atterrissage signalés par les pilotes. L'avion était guidé pour l'atterrissage lorsque soudain, les pilotes ont signalé une panne de moteur. L'approche de Karachi a autorisé PK8303 à atterrir sur n'importe quelle piste. Lors de l'appel final, les pilotes ont déclaré un "mayday" avant de s'écraser à 1 km de la piste.

Sur la photo ci-dessous, prise quelques instants avant le crash on voit très bien les traces noires sous les capots moteurs indiquant un incendie et (moins visible) la RAT (Ram Air Turbine) déployée sous le fuselage ce qui indique une panne moteur.

Hypothèse : une double birdstrike ?