Trump est cinglé (et ce n'est pas nouveau)

Le président Trump parle mardi d'une réduction des charges sociales. Un porte-parole de la Maison Blanche déclare qu'il n'en est pas question pour le moment. Trump aussitôt le contredit en déclarant qu'il y pense de plus en plus.

Après avoir déclaré qu'il envisageait d'acheter le Groenland aux Danois et que le premier ministre de ce pays ait dit qu'il n'en était pas question, Trump décide de repousser sine die son voyage officiel au Danemark prévu dans quinze jours.

Deux semaines après s'être déclaré favorable à la vérification des antécédent pour les acheteurs d'armes à feu Trump change d'avis après un coup de fil de Wayne LaPierre l'ancien président de la NRA.

Douze jours après avoir décidé de nouveaux droits de douanes sur les importations de produits chinois, Trump se ravise et annule sa décision.

Alors que son attaché de presse nie que le président a conseillé à Benjamin Netanyahou de refuser l'entrée en Israel des députés à la Chambre des Représentants Ilhan Omar et Rashida Tlaib, Trump tweete une heure après que ce serait une grande faiblesse de la part du gouvernement israélien d’accepter la visite de ces deux députées américaines.

Trump fait une déclaration dans laquelle il suggère que les Juifs Américains qui votent Démocrate font preuve de déloyauté (contre le parti Républicain suppose-t-on).

Je crois qu'on vient d'atteindre un point important dans la dinguerie de ce président. C'est très inquiétant.

Et c'est d'autant plus inquiétant que des nuages s’amoncellent sur l'économie américaine.

Le comportement erratique de Trump deviendrait un facteur de risque en période de difficultés économiques. Lorsque l'économie tourne moins bien, la confiance, la stabilité et les certitudes prennent une importance considérables. Trump et ses conseillers de la Maison Blanche n’inspirent ni confiance ni certitude. Le penchant de Trump pour se contredire lui-même et pour couper l'herbe sous les pieds de ses collaborateurs, ainsi que pour changer d’avis rapidement, contribue à creuser un déficit de crédibilité, ce qui poserait problème en cas de crise financière. Les investisseurs veulent avoir un capitaine qui a une main ferme sur la barre du navire de l’État. C’est ainsi qu'on évite les faillites bancaires, les chutes brutales irrationnelles des marchés boursiers et le gel des investissements des entreprises. De la même façon que l'abaissement prématuré des taux d'intérêt prive les décideurs de toute flexibilité lorsque les temps deviennent plus difficiles, l'appauvrissement du capital de confiance en Donald Trump peut finir par lui poser de très graves problèmes.

Et nous avec.

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